Le moteur dans la pétole, ses heures et son carburant
Dans la pétole, personne ne dérive des heures : la route passe au moteur quand le vent tombe, et donne ses heures au moteur et le carburant brûlé.
Une route qui attend le vent n'est pas une route pour un équipage de croisière. Quand la brise meurt, la plupart des chefs de bord démarrent le moteur plutôt que de dériver des heures, et une route qui l'ignore vous envoie courir après les dernières risées, ou promet une arrivée que vous ne ferez jamais à la voile.
Avec l'assistance moteur, réglée sur la page Mon bateau, la route passe au moteur partout où aucun cap ne permet d'avancer à une vitesse correcte à la voile, 3 nœuds par défaut, à votre vitesse de croisière au moteur. Décochez-la, et le bateau ne fait que de la voile.

Chaque route donne désormais son temps au moteur et le carburant brûlé, selon la consommation de votre bateau, quel que soit le modèle qui la calcule. Le seuil se règle selon l'équipage que vous êtes : baissez-le si glisser à deux nœuds dans un souffle vous convient, montez-le si vous préférez le moteur aux voiles qui battent ; à zéro, le moteur ne démarre jamais.
Deux routes qui arrivent ensemble ne se valent pas si l'une fait dix heures de moteur. À 2 litres par heure, la consommation réglée par défaut, ces dix heures brûlent 20 litres : vous savez si une route rapide s'appuie sur le moteur, et si le réservoir suffira, avant même de larguer les amarres, ou s'il vaut mieux partir quelques heures plus tard, le temps que la brise s'établisse.
Le moteur ne démarre que là où le bateau ne peut pas avancer à la voile. Tant qu'un cap le porte au-dessus du seuil, il navigue à la voile, même quand le port est plein vent debout et que bien des chefs de bord y iraient droit au moteur : la route tire des bords. Elle ne passe pas non plus au moteur pour arriver avant la nuit. Et le carburant est une estimation, les heures multipliées par la consommation : gardez une réserve dans le réservoir.